france3-regions.franceinfo.fr-Un sol vivant cest vraiment le garant de la bonne santé du potager

Des conseils pour cultiver son jardin en s’adaptant au dérèglement climatique reconnecter à la nature

Cultiver un potager résilient face au changement climatique : l’importance d’un sol vivant

Avec le dérèglement climatique, les jardiniers doivent désormais adapter leurs pratiques pour préserver la santé de leurs cultures. Lors de la manifestation « Chloroph’îles » à Saint-Sébastien-sur-Loire, des spécialistes du jardinage ont partagé plusieurs conseils pour faire face aux nouvelles conditions météorologiques, marquées par des variations brutales de températures et de précipitations.

Contrairement aux idées reçues, des épisodes de fortes pluies ne garantissent pas une bonne réserve d’eau pour les plantes. Si les nappes phréatiques se rechargent, la couche superficielle du sol peut rapidement s’assécher sous l’effet du vent et des températures plus élevées. Pour cette raison, un arrosage abondant et moins fréquent est recommandé afin de maintenir une humidité suffisante au niveau des racines.

Parmi les solutions les plus efficaces figure le paillage. Cette technique consiste à recouvrir le sol d’une couche épaisse de matériaux organiques tels que la paille, les feuilles mortes, le foin ou encore le broyat de bois. Le paillage limite l’évaporation, réduit considérablement les besoins en eau et améliore la structure du sol.

Il favorise également le développement de la vie souterraine, notamment celle des vers de terre. Ces précieux auxiliaires jouent un rôle essentiel dans l’aération, le travail et la fertilisation du sol. En se nourrissant de matière organique, ils produisent des éléments nutritifs directement assimilables par les plantes.

Pour attirer ces alliés naturels, il est conseillé de déposer des déchets végétaux ou des épluchures directement sur le sol ou dans de petits trous creusés à faible profondeur. Cette pratique enrichit naturellement la terre et stimule l’activité biologique. Selon les spécialistes, un « sol vivant » constitue aujourd’hui la meilleure garantie pour obtenir un potager productif, résilient et durable face aux défis climatiques actuels.

 

Annie-Ardois-Chloroph-iles-Avril-2026

L’article complet à lire de Sandrine Gadet et Eleonore Duplay

Publié le26/04/2026 à 16h55

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